zebapik

Pilier 02 · le geste

Sirèl

Phyllanthus acidus

Phyllanthacées · Surelle · Girembelle · Girimbelle · Groseille étoilée · Groseille des Antilles · Cerise de Tahiti

La petite baie côtelée trop acide pour être mangée crue — et qui ne se laisse déguster que confite, rubis, ou en sirop pour le punch.

USAGE TRADITIONNEL
Sirèl PHYLLANTHUS acidus FRUITCONFISERIESIROPPUNCHJARDIN CRÉOLE

Ce qu'on en dit

Deux paroles, qu'on ne mélange pas.

Sa tradisyon di

L'arbuste, qu'on appelle le girimbellier, porte ses grappes de petites fleurs roses à même les branches nues et le tronc. Elles donnent des masses de baies globuleuses et côtelées, vertes puis jaunes à maturité, à pulpe blanche, croquante et juteuse — et bien trop acide pour se manger crue. D'où le nom : sirèl, la surette, la sure. Aux Antilles, elle ne se laisse apprécier que passée au sucre. Les enfants les aiment cuites et glacées, d'un rouge rubis qu'elles prennent à la cuisson ; les adultes les préfèrent en sirop, pour aciduler le ti-punch ou monter un punch surelle. En Martinique, on dit aussi surette cochon — les cochons en liberté s'en régalaient, eux.

Sa lasyans di

Le nom créole dit la chimie : la pulpe est chargée d'acides organiques, ce qui explique à la fois l'acidité franche, l'impossibilité de la manger crue et l'efficacité du confisage — le sucre équilibre l'acide, il ne le supprime pas. Le changement de couleur vers le rubis à la cuisson vient des pigments de la peau, libérés par la chaleur. La surelle est un venu récent : le CIRAD situe son introduction à la Jamaïque en 1793, avant sa diffusion dans les Petites Antilles. Elle a donc rejoint le jardin créole à la même époque que l'arbre à pain, et comme lui elle a trouvé le geste du confisage déjà en place. Aucune propriété médicinale ne lui est attribuée ici : ce qui circule en ligne sur ses vertus n'est appuyé par aucune source de référence, et l'arbuste est d'abord un fruitier de jardin.

Registre traditionnel

Ce à quoi la tradition emploie Sirèl

  • surelle confite au sucre (confiserie)
  • sirop pour le ti-punch et le punch surelle
  • confiture

Partie employée : fruit (baie).

Usages rapportés, non prescrits : zebapik documente ce que la tradition antillaise fait de cette plante. Ni indication, ni dose, ni conseil médical.

La fiche

Carte d'identité de Sirèl (Phyllanthus acidus)

Noms créoles
Sirèl · Surette · Surette cochon
Autres noms
Girembelle · Girimbelle · Groseille étoilée · Groseille des Antilles · Cerise de Tahiti
Nom latin
Phyllanthus acidus
Famille
Phyllanthacées (anciennement classée en Euphorbiacées ; à ne pas confondre avec la groseille-pays du corpus (Hibiscus sabdariffa, l'oseille de Guinée), avec laquelle certaines sources mélangent les noms vernaculaires)
Partie utilisée
fruit (baie)

Prudence

Une plante, pas une ordonnance.

Fruit très acide : consommé cru et en quantité, il est simplement désagréable et irritant pour l'estomac. C'est la raison culinaire du confisage, pas une toxicité.

Ne pas confondre avec la groseille-pays (Hibiscus sabdariffa) : les noms vernaculaires se croisent dans plusieurs sources en ligne, les plantes n'ont rien à voir.

Sources

  1. 01 CIRAD — CaribfruitsNotice Surelle : introduction à la Jamaïque en 1793 puis diffusion dans les Petites Antilles ; arbuste de 2 à 9 m ; fruits globuleux et côtelés, pulpe trop acide pour être mangée crue ; consommés cuits et glacés au sucre, ou en sirop pour le punch. (notice « Surelle » ; le site n'est servi qu'en http, d'où l'absence d'URL — la résolution passe par le référentiel) · consulté le 2026-08-04
  2. 02 Plants of the World OnlinePhyllanthus acidus (L.) Skeels, Phyllanthacées — nom accepté et synonymie. · consulté le 2026-08-04
  3. 03 J. FournetFlore illustrée des phanérogames de Guadeloupe et de Martinique — Phyllanthus acidus, description et statut aux Antilles françaises. · ISBN 2-87614-489-1
  4. 04 Magazine Maisons Créoles« Confiseries antillaises » : les surelles de Guadeloupe, surette cochon en Martinique, confites — la baie n'est consommable qu'ainsi. Atteste la circulation actuelle. · consulté le 2026-08-04

« Sa tradisyon di » rapporte des usages culturels, « Sa lasyans di » des données vérifiables. zebapik documente la tradition ; il ne prescrit pas. Règlement (CE) 1924/2006 — aucune allégation de santé non autorisée.