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Pilier 04 · l'arbre

Bwa-anmè

Picrasma antillana

Simaroubacées · Bois amer des Antilles · Bois amer (arrêté 1988) · Bitterwood · Jamaica quassia

L'autre bois amer — celui que le décret protège, souvent confondu avec le quassia des tisanes.

USAGE TRADITIONNEL
Bwa-anmè PICRASMA antillana ARBREAMERPROTÉGÉBOISPRUDENCE

Ce qu'on en dit

Deux paroles, qu'on ne mélange pas.

Sa tradisyon di

Quand on dit « bwa-anmè » aux Antilles, on parle presque toujours du quassia. Mais il existe un second bois amer, plus haut en forêt, que les botanistes appellent Picrasma — et c'est celui-là, pas l'autre, que le décret de 1988 a mis sous protection en Martinique. Deux arbres, une même amertume, un seul nom créole : la confusion a de vraies conséquences, puisqu'elle fait croire protégé ce qui ne l'est pas, et l'inverse.

Sa lasyans di

Picrasma antillana est aujourd'hui rattachée à Picrasma excelsa (Simaroubacées), grand arbre caribéen dont le bois amer a été commercialisé sous le nom de quassia wood — d'où la confusion durable avec Quassia amara. L'amertume vient de quassinoïdes, comme chez sa cousine. L'espèce est classée Vulnérable sur la Liste rouge de l'UICN et figure sur la liste des espèces protégées en Martinique (arrêté du 26 décembre 1988). Les usages décrits ici relèvent de la littérature ancienne et n'ont pas fait l'objet de validation clinique : cette fiche existe d'abord pour lever une homonymie et signaler une protection, pas pour proposer un usage.

Registre traditionnel

Ce à quoi la tradition emploie Bwa-anmè

  • bois amer employé en tisane amère et tonique dans la Caraïbe anglophone (« quassia wood »)
  • amertume utilisée en substitut de houblon et en insecticide domestique

Parties employées : bois, écorce.

Usages rapportés, non prescrits : zebapik documente ce que la tradition antillaise fait de cette plante. Ni indication, ni dose, ni conseil médical.

La fiche

Carte d'identité de Bwa-anmè (Picrasma antillana)

Noms créoles
Bwa-anmè
Autres noms
Bois amer (arrêté 1988) · Bitterwood · Jamaica quassia
Nom latin
Picrasma antillana
Famille
Simaroubacées (Homonymie à connaître : l'arrêté de protection martiniquais de 1988 désigne sous le nom « Bois amer » Picrasma antillana, et non Quassia amara — le bois-amer de la pharmacopée créole, documenté à part. Même famille (Simaroubacées), même amertume, deux espèces distinctes. La taxonomie actuelle traite Picrasma antillana comme synonyme de Picrasma excelsa.)
Partie utilisée
bois, écorce

Mentions obligatoires

  • Picrasma antillana figure sur la liste des espèces protégées en région Martinique (arrêté du 26 décembre 1988). Zebapik documente cette espèce pour lever une homonymie et signaler sa protection ; il n'en propose aucun usage.

Prudence

Une plante, pas une ordonnance.

Espèce protégée en Martinique (arrêté du 26 décembre 1988) et classée Vulnérable par l'UICN : aucun prélèvement.

Ne pas confondre avec Quassia amara : vérifier le binôme latin avant tout usage ou toute cueillette.

Sources

  1. 01 LégifranceArrêté du 26 décembre 1988, espèces protégées en Martinique — « Picrasma antillana (Eggers) Urb. : Bois amer »
  2. 02 Wikipedia — Picrasma excelsaSimaroubacées ; Picrasma antillana (Eggers) Urb. et Quassia excelsa Sw. en synonymes ; statut UICN Vulnérable
  3. 03 AIDA / INERISReproduction de l'arrêté du 26/12/1988 et liste des dicotylédones protégées de Martinique

« Sa tradisyon di » rapporte des usages culturels, « Sa lasyans di » des données vérifiables. zebapik documente la tradition ; il ne prescrit pas. Règlement (CE) 1924/2006 — aucune allégation de santé non autorisée.