1722
La gelée d'oseille de Guinée
Couper le fond de la fleur avec le bouton, que l'on jette. Faire bouillir le reste des fleurs rouges à grande eau pendant un miserere, puis les égoutter et les faire bouillir dans le sucre avec quelques clous de girofle et un peu de cannelle. Pour la gelée : faire bouillir les fleurs avec juste assez d'eau pour les couvrir, leur donner une entière cuisson, puis les presser fortement dans un gros linge pour en exprimer tout le suc, que l'on met dans le sucre clarifié et que l'on fait bouillir quelques moments.
Cuisine Mis en français d'aujourd'hui Refaisable aujourd'hui voir la source
La plus ancienne formule connue du geste : trois siècles plus tard, on coupe toujours le calice, on ajoute toujours girofle et cannelle. Le « miserere » est une durée liturgique — le temps de dire le psaume 50, soit une à deux minutes, cinq s'il est chanté. Labat ajoute que la gelée se boit battue dans l'eau : c'est déjà le sirop. Ses vertus rafraîchissantes relèvent de la médecine de son temps et zebapik ne les reprend pas à son compte.