1722
Le salibott
En parlant des boissons des Anglais, j'en ai oublié une qui est assez singulière. Ils remplissent à moitié un bol de vin de Madère où ils mettent du sucre, de la cannelle et du girofle en poudre ; ils achèvent de remplir le vase en y tirant le lait d'une vache. Ce lait fait mousser toute la liqueur comme de la crème fouettée ; ils la boivent chaude, et à les entendre, rien n'est plus agréable, plus sain, plus pectoral. Qui voudra l'essayer, il me suffit d'en avoir donné la recette.
Cuisine Mis en français d'aujourd'hui Refaisable aujourd'hui voir la source
Reformulation d'après la transcription de Tan Listwa ; le mot à mot de l'édition de 1722 reste à relever sur Gallica. La seule boisson chaude épicée que Labat décrit aux îles — et c'est une boisson anglaise, comme le sang-gris. Le « plus sain, plus pectoral » est le jugement de ses hôtes, rapporté avec une pointe d'ironie (« qui voudra l'essayer… »).