Recette · Confiserie
Le geste de Labat, le sucre de la canne entière : un confit brun qui goûte le vesou.
Recette de zebapik — adaptation moderne, sans source de tradition. Dérivée de Gingembre confit.
Gingembre — Franz Eugen Köhler, Köhler's Medizinal-Pflanzen
La recette
Pourquoi ce geste · Sa lasyans di
Sensible à solvantchaleurtemps
Même osmose que dans le confit au sucre blanc : le sirop de batterie est une solution concentrée de saccharose et de sucres invertis (Edye et Clarke : l'hydrolyse du saccharose du jus de canne est mesurable à pH 5,6 et 100 °C), et c'est la concentration du sirop, pas sa nature, qui fait sortir l'eau de la tranche (Siqueira et coll.). Les bains jetés emportent l'âcreté comme chez Labat. Ce que le sirop de batterie change, c'est ce qu'il apporte : les produits de caramélisation du vesou cuit — couleur et arômes (Quintas et coll., 100-160 °C) — s'invitent dans la tranche au dernier bain. La chaleur du geste reste basse (jamais d'ébullition dans le sirop), donc le rapport gingérol/shogaol bouge peu (Yoshida et Hirabayashi). Le confit est brun parce que le sirop l'est, pas parce qu'il a cuit plus.
Sources du procédé
Ceci est une recette de zebapik, pas une tradition : nous n'avons trouvé aucune source qui confise le gingembre au sirop de batterie. L'idée vient des confitures du commerce sucrées au jus de fruit concentré plutôt qu'au sucre blanc ; le raisin ne pousse pas aux Antilles, le jus de canne cuit, si. Mais que ce soit clair : le sirop de batterie est du sucre — concentré, non raffiné, avec les arômes de sa cuisson — et ce confit est aussi sucré que l'autre. Il est seulement d'ici jusqu'au bout. Ironie que Labat n'aurait pas goûtée : son confit brun « du menu peuple », c'est à peu près celui-ci.
Sources
Recette de registre culinaire et rituel. zebapik documente une préparation de son cru, dérivée d'un geste documenté ; il ne prescrit pas. Règlement (CE) 1924/2006 — aucune allégation de santé.
Les plantes du grimoire