Histoire
Un seul plant pour toute la Caraïbe
Le caféier (Coffea arabica) est originaire des hauts plateaux d'Éthiopie. Longtemps monopole du monde arabe (d'où le nom du port de Moka), il gagne l'Europe puis ses colonies au XVIIIᵉ siècle.
La légende antillaise veut qu'un officier, Gabriel de Clieu, ait rapporté un plant de caféier aux Antilles vers 1720, le protégeant durant la traversée en partageant sa propre ration d'eau. De quelques plants seraient nées les grandes caféières de la Caraïbe.
Aux Antilles, le café s'installe sur les pentes fraîches et humides des mornes, en altitude, là où la canne ne pousse pas.
Botanique
De la cerise au grain
Le caféier est un arbuste à feuilles luisantes et fleurs blanches très parfumées. Ses fruits — les « cerises » — rougissent à maturité ; chacune contient deux grains, qui sont les graines torréfiées qu'on connaît.
Après récolte, les cerises sont dépulpées, fermentées, séchées, puis torréfiées : chaque étape façonne l'arôme final.
En pratique
Le café-pays
Le café se vit autant qu'il se boit :
- Torréfié maison, moulu à la demande, filtré dans la chaussette (le filtre en tissu traditionnel).
- Servi serré et sucré au sucre de canne.
- Parfois relevé d'un zeste ou d'une pointe de rhum le dimanche.
Croyances
Bon ou mauvais pour la santé ?
Le café a longtemps eu mauvaise presse, puis on lui a prêté toutes les vertus. La vérité est nuancée : une consommation modérée s'intègre sans souci dans une vie normale pour la plupart des adultes ; l'excès de caféine, lui, peut nuire au sommeil, au cœur et à la nervosité.
Ni poison ni potion magique : une boisson de plaisir, à doser selon sa propre sensibilité.